/Théo Combes : « On s’attendait à effectuer davantage de rencontres professionnelles »
Même si le programme de Canon a plu à Théo Combes, il aurait aimé pouvoir rencontrer plus de professionnels. © ANTOINE MATTA

Théo Combes : « On s’attendait à effectuer davantage de rencontres professionnelles »

Théo Combes, 24 ans, fraîchement diplômé de l’école de photographie de Toulouse, était invité trois jours par Canon pour participer à Visa, comme 200 étudiants venus de toute l’Europe. Il en a profité pour montrer une partie de son travail : des portraits décalés capturés dans un bar de Montpellier dans lequel il était serveur.

 

Quel était votre programme à Visa ?

« Chaque année, Canon invite des étudiants en photographie de toute l’Europe, en moyenne deux par établissement. Comme les écoles nous connaissent bien, elles choisissent qui elles envoient en fonction des dossiers. Sur place, pendant trois jours, on nous prépare un programme. On a suivi des conférences avec l’agence de photographes Magnum. Par exemple, Bieke Depoorter, qui avait fait une résidence à Sète, a expliqué son travail et son approche de la photographie. Médecin sans frontières (MSF) était aussi présent. L’ONG a expliqué pourquoi et comment elle embauchait des photographes pour couvrir leur action dans le monde. Globalement, on nous a présenté le boulot sous plusieurs facettes. »

Êtes-vous satisfait de ces trois jours ?

« C’est Canon qui a tout organisé, du début jusqu’à la fin. On aurait aimé présenter notre travail plus longuement, on a pu le faire qu’une fois. C’est un super programme, mais davantage pour des jeunes qui sont encore à l’école, en première ou deuxième année. Ça leur permet d’avoir une vision large et complète de ce qu’est le métier de photographe. Comme, on vient de finir nos études, on s’attendait à effectuer davantage de rencontres professionnelles. Même si on est resté scolaire, ça donne envie de continuer. »

Dans quel cadre avez-vous présenté votre travail ?

« Nous avons présenté notre travail en petits groupes grâce à des lectures de portfolio. J’ai montré à Médecins sans frontières des photos en noir et blanc que j’avais faites pendant deux ans dans un bar de Montpellier où je travaillais. Ils ont trouvé le travail intéressant mais ce n’est pas leur domaine. Les groupes n’étaient pas sélectionnés en fonction des thèmes des photos. Mais c’est toujours bien d’avoir leur avis. »

Quelles sont vos perspectives ?

« Je travaille avec Gilles Favier pour le festival Images singulières, à Sète. Je cherche des financements pour faire des photos. Je commence à peine, j’ai fini mes études début juillet. »

ANTOINE MATTA