/Les amateurs (aussi) triés sur le volet
Didier Hoiry, le président du Festival Off (à droite), jeudi 7 septembre, lors du vernissage de l’exposition de Titouan Lamazou, l’invité d’honneur du festival de photoreportage amateur, au studio de photographie L401. © THOMAS DROUSSET

Les amateurs (aussi) triés sur le volet

Considéré par certains comme le « petit frère » de Visa pour l’image, le festival Visa Off donne une belle visibilité aux photographes amateurs. Le président du Off, Didier Hoiry, explique comment sont sélectionnés les expositions, les lieux qui les accueillent et l’invité d’honneur, cette année, Titouan Lamazou.

 

Vidéo et montage : GUILLAUME ANDRE

Pendant deux semaines, Perpignan accueille les plus grands photojournalistes du monde. Et dans plus de 90 lieux publics ou commerces, des photographes amateurs et associations exposent leurs clichés. Cette opportunité leur est donnée par le Festival Off.

Cette 22e édition du « petit frère » de Visa pour l’image répond à un cahier des charges bien précis. Après l’appel à candidatures, qui s’est clos en avril, « le comité de pilotage du Festival Off, composé d’une quinzaine de membres, se réunit lors de deux soirées de projection », explique Didier Hoiry, le président du Off. Chaque année, ce comité doit choisir parmi 120 à 140 dossiers.

Une note sur 20 comme à l’école

Certains critères sont établis en fonction du genre, poursuit Didier Hoiry, actualité ou travail artistique : « Le reportage doit avoir un fil conducteur, un minimum de 15 photos. Ensuite, on donne une note sur 20 à chacun et les meilleurs sont sélectionnés. »

Pour certains photographes, inutile de passer par l’appel à candidatures. Ils sont directement invités par le Festival Off. « Ce sont, par exemple, les fédérations française, espagnole et catalane de photographie, qui constituent un vivier de photographes amateurs et passionnés. Mais aussi certaines associations, notamment humanitaires. »

96 expositions

Pour présenter les 96 expositions retenues cette année, il faut trouver les lieux. « Ils changent tous les ans, même s’il existe, bien sûr, un noyau dur, assure Didier Hoiry. Un cahier des charges doit là aussi être respecté : une bonne lumière, pouvoir accueillir 15 à 25 photographies, un accueil chaleureux pour les photographes, etc. »

Pour dénicher l’invité d’honneur, « on cherche dans nos réseaux, on nous en propose aussi plusieurs chaque année. » Pourquoi avoir choisi Titouan Lamazou cette année ? « Ce sont des rencontres, des concours de circonstance, avance Didier Hoiry. Nous sommes ici à l’atelier L401, un grand studio de photo parisien qui s’est aussi installé en pays catalan, et qui a des relations avec Titouan Lamazou. On a donc été présentés et ça a marché. Il a le profil de nos photographes amateurs : c’est un passionné qui voyage et nous rapporte ses aventures. »

THOMAS DROUSSET