/Métal et kung fu made in Africa
En Ouganda, la ville de Wakali accueille un studio de tournage. ©Mona Anne

Métal et kung fu made in Africa

Le Campo Santo était plein, mercredi soir, pour la troisième soirée de projections. Un programme riche, tourné majoritairement vers l’Afrique. Des sujets étonnants comme ce festival de heavy metal au Botswana ou la passion du kung fu en Ouganda.

Il est 21 heures. Une longue file d’attente s’est déjà formée devant la porte d’entrée. Quelques minutes plus tard, les portes s’ouvrent. Le site est vite plein pour cette troisième projection. Sur l’écran, un reportage de Charlie Shoemaker sur les fans de metal, au Botswana, est présenté. Des bikers et des rockeurs qui se réunissent chaque année au mois de mai pour un festival. Des groupes connus participent à cet événement. Dans le public du festival, des hommes, des femmes avec un dress code unique. Des clous, des bottines, des vestes en cuir, des casquettes, des franges et des tee-shirts où la couleur noire domine. Les spectateurs installés au Campo Santo esquissent des sourires au fil des clichés. La musique est au diapason des images. Un son qui réveille le public. Sur les photos projetées, des jeunes, principalement font la fête toute la nuit.

Bienvenue à Wakaliwood

Un peu plus tard, un reportage inédit, lui aussi, de Frédéric Noy est proposé sur les passionnés de films de kung fu et les fans de Bruce Lee, en Ouganda. À Wakaliga, un quartier entier est consacré à la réalisation de films d’actions et de comédies à petits budgets : Wakaliwood. Toute l’industrie cinématographique est réunie là. Les acteurs, ados et adultes, s’entraînent et répètent pendant que l’équipe de tournage se prépare. Les techniciens réalisent aussi la création des décors : découpe, peinture, installation. Un drap accroché à un mur extérieur fait office de fond vert de fortune pour réaliser les effets spéciaux. Les accessoires sont aussi de la partie : fausses armes à feu, couteaux, et blessures ensanglantées. De jour comme de nuit, les tournages s’enchaînent. Jusqu’à l’étape du montage et le visionnage final, en présence des équipes et des acteurs

Deux sujets décalés vivement accueillis par le public du Campo Santo. Il est 23h30, la troisième soirée touche à sa fin.

Aude SALVETAT